Kingmaker

Fatalité et nouvel espoir

Voilà quelques semaines que je n’avais guère trouvé le temps de me remettre à une écriture autre que pratique et ésotérique. Le stress accumulé des derniers temps ne laisse personne indifférent, y compris ma petite personne. Je suppose que le niveau de tension pouvait varié par contre, probablement dû au fait que la seule chose qui semble tenir debout notre, comment dire, alliance est une simple signature sur un contrat questionnable. A moins que ce soit que, chacun de notre manière, avons délaissé une partie du véritable sens de la vie pour suivre la route que notre propre orgueil et désir nous communique.

La raison d’être de leur présence ici m’a toujours paru un brin vide de sens. Non, je ne crois pas que ce soit exactement ce que je veux dire, mais je ne ressent aucunement le véritable désir de gouverner. Je n’ai jamais vu des personnes se battre avec autant de conviction pour un partage clair de leur idée et un désir d’entendre les opinions de tous pour, par la suite, prendre une décision basé sur la majorité. C’est un concept étrange venant de futur dirigeant, mais aussi qui a le potentiel d’aller à l’encontre du bon sens. Mais bon, voilà que je parle encore de gouvernement alors que nous sommes complètement plongé dans l’incertitude. J’admets qu’il y a un côté excitant à l’inconnu, mais je ne cacherai pas que j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps, clairement l’influence humaine que je subis à tous les jours.

D’ailleurs, je peux le voir dans leur yeux, le simple fait de leur exposer la pointe de mes motivations les ont frappé. Je ne suis que l’esclave de mon destin, tout comme eux, mais les humains ont, pour la plupart, toujours eu un mal dément à se départir du concept qu’un notre vie n’est que le résultat d’un plan qui nous est complètement inconnu. Nos choix réel sont minime, mais leur impact nous aidera toujours à comprendre le sens réel de la vie… ou à mourrir dans la conquète de notre réalité. Je me dois d’admettre, par contre, que l’étincelle passionnel dans leur yeux serait assez pour rendre jaloux la plupart des membres du temple auxquel j’ai décidé d’offrir ma vie à Calistria. Ce qu’eux voit comme un principe mystérieux et alléchant, les humains le vivent au cours de leur vie, naturellement. En fait, je me surprends même à ne pas avoir trouver plus d’établissement dédié à cette chère divinité.

Quoi qu’il en soit, cette instant de révélation fut interrompu par une autre de ses bestioles qui semblent prendre pour acquis que notre lieu de repos leur appartient aussi. La menace fut écarté rapidement et, je me surprends même à avoir vu l’étincelle qui animait leur regard durant les hostilités. Toujours à vivre sur la frontière de la mort et y prendre gout. Je vais leur donner ça, la véritable passion ne prend aucunement fin lors de la mort de la forme corporelle. Mais aussi bien garder ça pour moi-même, eux qui ne comprennent guère mes motivations ne pourrait en aucun cas comprendre la profondeur réel de tous ce qui me passe par la tête.

Quoi qu’il en soit, les jours suivants furent typique, notre rôle de cartographe de fortune prenant le dessus. Mais n’avions guère le choix que de nous limiter à des rapides partiellement gelées, sans aucune possibilité pour traverser. Quoi que, soyons bien franc, si ce n’était que de l’eau glacial dans laquelle une chute pouvait assurer une mort certaine, je serais prêt à mettre ma main au feu que ça n’aurait pas empècher mes fervents adeptes du suicide qui me sert de camarade de tenter leur chance. Je devrais presque remercier la présence du maudit qui à fait sa requète, parce que oui, tout le monde sait que toute rivière possède son lot de non-mort colérique qui en veut à l’existence entière d’avoir été assez stupide pour tenter de traverser à la nage le tout. Trève de blague de mauvais gout par contre. Parce que la passion qu’il l’anime se doit d’être excessivement puissante, assez pour que j’aille jugé préférable de ne pas me frotter à lui. Il a pourtant fait une mention en lien avec le Seigneur Élan… Peut-être s’agir lui aussi d’un sorcier? Je ne peux ignorer la possibilité et ça me fait un problème de plus à réfléchir. Tout de même, le ” gardien ” de la rivière ne me rappelait rien des études que j’ai pu faire et, en conséquent, encore moi une chose que la sorcellerie puisse créer.

La suite de notre séjour nous permit encore une fois de savourer en réel les soi-disant légende qui traine dans les têtes des trappeurs du coin. Pourtant, celle-ci, je m’en aurais bien passé. Aucune famille ne peut mériter de ce voir retirer leur enfant à cause de la peste. Il mérite encore moi que la véritable cause derrière ça soit le drekavac, ignoble créature qui ne peut que se…. reproduire (probablement la première fois que j’ai du mal à mettre ce mot sur papier) en infectant d’autres enfants. La ” légende ” (encore une fois, trappeur, soyez maudit) de Kamenka ne pouvait bien entendu pas être qu’un racontard venant d’alcoolique ou honnête travailleur. Bien sur que non! Quand même, devoir mettre fin à une créature qui fut, autre fois, un simple enfant, me laissa surprenament un goût amer. Je me dois absolument de ne plus penser à de tel détail, ça ne peut qu’être néfaste à long terme.

Enfin, le tout réglé, nous avions l’intention de retourner au poste de traite pour pouvoir se ravitailler. Et ce fut aussi le meilleur choix que l’on pouvait faire. Fidèle à son habitude, la bestiole avait contaminé ceux et celle qu’il avait pris en chasse. Et notre voyage de retour fut expéditif, épuisant à souhait et sans parole. La nécrose que la peste peut apporter ne fait absoluement pas de quartier et, je me dois me l’admettre, notre seul espoir résidait dans les capacités de Jhod. C’est toujours troublant de devoir admettre la nécessité d’aide à une personne qui partage très clairement des valeurs différentes de soi-même. Mais ses attentions ont été efficace et rapide. En fait, c’est certainement ce qui m’a surpris le plus. Malgré la réticence d’Oleg au départ, tout à fait normal d’ailleurs, je me surpris de voir les mesures rapides que le poste de traite à prise, sans pour autant condammé à mort Svalk et Gaelle. Leur support à certainement du être apprécier par eux, ainsi que part Christina qui, apparemment, est peutêtre plus facilement inquiétable que son orgueil lui permet de le démontrer. D’ailleurs, je me demande bien pourquoi elle s’est pas saouler dès son arrivé, puisque selon les dires des autres, c’est exactement ce qu’elle a fait durant mon absence. Je suppose qu’elle est simplement incapable de mettre ses priorités et inquiétudes aux endroits qui le méritent vraiment.

Quoi qu’il en soit, les quelques jours qui suivirent furent habituelles, mais avec l’ombre du risque qu’encourait chaque visiteur. On pourrait même se compter chanceux de voir qu’aucune autre personne à été infecté. J’en ai donc profité pour faire ce que je n’avais pas fait depuis longtemps, écrire à ma famille, la grande prêtresse de mon culte (et je me demande encore pourquoi, avec toutes les fois que j’ai du la repousser) et Anarielle, probablement la seule que je peux encore considérer comme une forme d’amie.

Le lendemain, Svalk était sur pied. Pour un vieille homme, il faut croire que son heure n’était pas du tout arrivé. Le cas de Gaêlle s’étira très longtemps, preuve qu’une grande musculature n’est pas un signe de santé. Haha! Si jamais quelqu’un tombe sur ce segment de journal, je suis convaincu que je vais les dégouter. Désolé, cher lecteur, mais je ne suis pas du genre à penser que chaque vie individuel change le portrait de leur route, sauf s’ils sont destiné à quelques choses de grandiose. Dans les deux cas, ça ne sert pas à grand chose de s’inquieter, puisque ceux qui ont de quoi à faire ne mourront pas avant leur temps. Mais, encore une fois, tenter d’expliquer tout ceci pourrait me prendre des jours…

Vient la tentative quelque peu amusant de Christina de s’auto-empoisonner. Parce que si c’est ce qu’elle voulait me faire, elle a très clairement oublié la procédure à suivre qui consiste à ne pas gouter son propre plat un coup que tous les ingrédients sont mis à l’intérieur. La seule chose que je sais, c’est que je l’ai très rarement vu par la suite, et, bien franchement, je me demande bien ce qu’elle a pu manigancer durant tout ce temps. Sinon, conversation étrange avec Svetlana et Mikmek, l’une concernant ma situation… conjugale. C’est moi où les humains y portent beaucoup trop d’intéret? Enfin, je la pardonne, Oleg est un être travaillant mais… hmm… clairement latant au niveau des manières civiles. Mais on dit souvent que l’amour frappe aveuglement, n’est-ce pas? ... Dans ce cas-ci.. je… oh et puis non, sans commentaire! Et pour Mikmek, bien c’est simple. Lui et ses frères, cousins ou partenaires, se sont parti une magnifique petite entreprise de trapage… je n’arrive pas à y croire.

Oh, j’ai failli oublier la visite des brigands venant chercher leur sois-disant bien. Une situation qui aurait pu très mal tourner si ce n’était pas de la proposition, brillante soit dit en passant, d’insister sur la présence de la peste dans le fortin. L’échange verbale entre nous et les brigands étaient des plus facile, ceux si étant trop pris avec leur désir de supériorité et leur peur de mourrir pour tenter quoi que ce soit dans le fort dans l’immédiat. Je l’avoue par contre, Christina à clairement voulu amorcer les hostilités après quelques pointes maladroite des trouble-fêtes. Mais, apparemment, elle à un peu plus de contrôle que je ne l’aurais cru. Quoi qu’il en soit, cette accrochage entre nous même et les brigands se devaient d’être l’une des dernières. Et comme si elle avait compris, Gaëlle finit par purgé le mal de son corps.

Suite à une entente avec Kesten, nous avons planifiés la stratégie nécessaire pour mettre fin à ce petit règne de terreur que ces soi-disant tyrant ont eu l’imbécilité de maintenir. Confiant et ayant appris de notre premier échec, nous allons nous mettre en route. J’ai confiance des résultats qui vont s’en suivre, si seulement Gaëlle et Christina ne pourrait pas se laisser emporter dans leur élan habituel de folie héroïque…

Extrait du journal de Taëldrian Erzaël

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